Une soixantaine d'entrées, reformulées à partir de leur liste. Source : Auvers'Latina, « Liste des passes ». Pour les descriptions exactes et les vidéos, va voir directement chez eux — c'est leur travail.
- Position ouverte / fermée
- Chez eux, les deux positions se définissent par rapport au cercle : ouverte = bras droit vers le centre, fermée = bras gauche vers le centre. Repère malin pour une rueda : la position se lit à l'orientation dans le cercle, pas à la distance entre les partenaires.
- Pas de base· pas de rumba · pas de mambo / básico · pas de salsa · ouverture
- Leur vocabulaire d'appuis, distinct du mien : pas de base sur place ; pas de rumba latéral, gauche et droite ; pas de mambo ou básico avant‑arrière dans l'axe ; pas de salsa en arrière ; ouverture de profil. Utile à connaître : leurs appels combinent ces briques par leur nom.
- Ariba / Abarographies pour arriba / abajo
- Marche du cercle vers l'avant / vers l'arrière. Même fonction que dans la Partie VI, avec la même ambiguïté de sens d'une rueda à l'autre.
- Coco· cocoloco · coco con alarde
- Famille absente des autres listes que j'ai consultées. Coco : la cavalière tourne sous le bras gauche en décrivant un cercle. Cocoloco : le cavalier tourne aussi, bras gauche levé, et revient face à sa partenaire. Coco con alarde : variante avec pose de main dans le bas du dos.
- Mosquito· mosquito y dos
- Face à face, frappes dans les mains, pas de rumba vers l'intérieur puis vers l'extérieur. C'est la figure à frappes de leur corpus — mais aucun temps n'est indiqué, donc elle ne résout pas la question du placement des claps.
- Dame· dame un taro · dame con la mano · dame una / dos / otra
- Leur famille de changements. Dame un taro (probablement dame un tarro) : le cavalier lève le bras droit de la cavalière, passe dessous, puis va chercher la suivante. Dame con la mano : le dame sans lâcher la partenaire en cours — nuance absente de la plupart des listes.
- Deliqueno / Deliquesigraphies pour dile que no / dile que sí
- Précieux, parce qu'ils définissent le dile que sí, ce que peu de sources font : chez eux c'est un face à face avec un mouvement de répulsion des mains, quand le deliqueno est un pas de mambo en tournant qui change la position. Une lecture parmi d'autres — mais au moins elle est explicite.
- Principio Bueno / Malovraisemblablement Príncipe bueno / malo
- Deux sorties symétriques : enchufla, dame, puis adieu par un baiser sur la main (bueno) ou par une tape (malo). Excellente paire pour une rueda — le gag est dans le contraste, et la salle comprend sans explication.
- Sacala· sacala doble
- La partenaire passe sous le bras du cavalier, une ou deux fois. Attention : leur sacala décrit un passage sous le bras, là où d'autres écoles s'en servent pour aller chercher une partenaire ailleurs dans le cercle.
- Paseala
- Chez eux : un mouvement de va‑et‑vient de l'extérieur vers l'intérieur. Ce n'est pas la paséala de la Partie III, où l'on promène la partenaire autour de soi. Divergence franche, à ne pas mélanger devant une classe.
- Enchufla· doble · ariba · policía · jobar · pelota uno / dos
- Leur famille enchufla. Doble : avec blocage et repositionnement. Ariba : on va chercher la partenaire de derrière, avec un mouvement de refus. Policía : avec la fouille accroupie — figure comique très efficace en rueda. Jobar : enchufla avec échange de main et présentation de la partenaire. Pelota : enchufla + dame + deliqueno.
- Vacilala· con la mano · y dame · vacilence
- Chez eux, vacilala con la mano (demi‑tour guidé, main conservée) et vacilala (main lâchée) sont deux figures distinctes — la distinction que les autres écoles font entre exhíbela et vacílala. Vacilence : le cavalier tourne aussi.
- Prima· prima con la hermana · prima con la familia
- Chez eux la prima est une figure et non un simple appel de changement : demi‑tour à gauche, main placée dans le dos, passage sous le bras. Con la hermana ajoute un passage de bras du cavalier ; con la familia ajoute un crochet de bras et un demi‑tour.
- Habanero· sombrero · sombrero de Manille
- Chez eux le habanero (contact paume contre paume avec placement d'épaule) est la figure mère, et le sombrero en est la version « à deux mains ». C'est l'inverse de la logique habituelle, où le sombrero est la figure de base. Le sombrero de Manille ajoute changements de main et tour espagnol.
- Montana· valsero · beso
- Montana : sombrero avec pivot et retour en enchufla mains tenues. Valsero (leur graphie de balsero) : départ en sombrero, rotation, prise d'épaule. Beso : construit sur le valsero, avec bras bas, « baiser » sur la main et sortie en sombrero.
- Kentucky· kentucky le train
- Kentucky le train : prise des deux mains, enroulé, puis parade en déplacement circulaire. Kentucky : le même, terminé par un double enroulement. Le sous‑nom « le train » est une invention locale — je ne le trouve nulle part ailleurs, et c'est justement ce qui le rend utile à annoncer : l'image dit le geste.
- Doce (12)· cuarenta y cinco (45) · sesenta (60)
- Trois figures numérotées qui n'apparaissent pas dans les listes plus répandues. 12 : prise au poignet, le cavalier passe derrière, triple croisé. 45 : demi‑tour, la partenaire passe derrière, tour de bras façon vacilala. 60 : enchufla de retour, double sacala.
- Setenta (70)· setenta complicada · setenta habanero · ochenta y cuatro (84) · tres y media
- Leur setenta : rotation de la partenaire aux trois quarts avec double enchufla. Complicada : bras parallèles, rotation horaire, passage dos à dos. Habanero : tour espagnol, enroulement, crochet de bras. 84 : sombrero avec rotation complète. Tres y media : départ kentucky, contrôle au coude, habanero à deux mains.
- Zero
- Enchufla, tape au centre, retour en pas croisés. À rapprocher du Cero de la Partie IV, dont la logique — une trajectoire qui se referme — est proche mais pas identique.
- Dedo
- Vacilala con mano, puis enchufla avec pivot et retour. Leur version est donc une figure composée, pas la démonstration de guidage à un doigt que suggère le nom ailleurs.
- Salida· candao
- Salida : double sacala avec pose de main et rotation. Candao (« le cadenas ») : enchufla, sacala doble, pose sur l'épaule et enroulement.
- Cubana· habana · amistad
- Cubana : sombrero, demi‑sombrero, passages latéraux, double sacala. Habana : double enroulement puis double déroulé avec tours d'épaule. Amistad (« l'amitié ») : enchufla avec changement de main, blocage d'épaule, variante de habanero.
- Evelyne· roberto
- Deux prénoms utilisés comme noms de code — leur existence même confirme que n'importe quelle rueda peut baptiser ses figures. Evelyne : contact main droite, demi‑tour, double sacala. Roberto : une Evelyne dans laquelle s'insère une enchufla bras inversés.
- Copelia· copelia complicada
- Habanero avec rotation de la partenaire par la gauche, terminé par la figure 84. La complicada enchaîne davantage. Coppelia est aussi le nom d'une glacerie célèbre de La Havane — je ne peux pas confirmer que ce soit l'origine du nom, mais le rapprochement est tentant.
- Sienta Lavraisemblablement siéntala
- « Assieds‑la » — enchufla où la partenaire vient s'asseoir sur le genou droit du cavalier. Figure à effet, à manier avec discernement selon le groupe et le consentement de chacun.
- Pelota Loca
- « La balle folle » — séquence de frappes alternées décrite comme pied, main, pied, main, pied, main, main. La seule entrée du corpus qui décrit une structure rythmique, même sans chiffrer les temps : sept frappes sur un huit, donc un temps creux quelque part. À décomposer toi‑même pour la situer.